Acupuncture

Une séance traditionnelle d’acupuncture,

-bilan énergétique chinois, interrogation, prise de pouls, observation générale (langue,teint,yeux,..), palpation abdominale, moxibution, tuina,…puis traitement par les aiguilles.

Un site de référence pour une description plus technique http://www.medecinechinoise.org

La médecine, les médecines,

De tout temps et en tous lieux, la médecine fut d’abord considérée comme un outil de compréhension et d’analyse de la souffrance et de la maladie de l’homme. Par certaines pratiques elle tentait de remédier à ces situations de dysfonctionnement. Mais, dans la pensée humaine, elle fut toujours traversée par de multiples réflexions et spéculations sur l’origine, le devenir et le pourquoi de la vie. Ainsi donc, intrinsèquement liée à la pensée philosophique, elle fut, à chaque époque, le reflet fidèle de l’appréhension globale par l’homme de son univers.

Depuis le début des temps, de nombreuses médecines se sont succédé et il n’est pas évident d’établir un lien entre des pratiques chamaniques antiques et la médecine moléculaire actuelle. Des grands systèmes de médecine traditionnelle, peu nous sont parvenus en « état de marche ». La médecine chinoise est une exception: cette médecine ancestrale, pratiquée continûment depuis quelques millénaires, s’est développée sans cesse et adaptée continuellement au fil des époques. Elle est aujourd’hui répandue partout dans le monde et apporte une réponse crédible aux grands problèmes actuels de santé.

Mais comment concevoir, au siècle de la médecine scientifique toute puissante, qu’une médecine basée sur des concepts aussi ancestraux puisse avoir une réelle efficacité? En fait si ces deux approches de la médecine diffèrent profondément et s’opposent parfois quant à leurs conceptions fonda- mentales concernant la vie et la maladie, elles sont, par certains aspects, tout à fait complémentaires. Si la médecine moderne s’est efforcée de comprendre le microscopique pour résoudre l’énigme de la maladie, la médecine chinoise a toujours privilégié l’analyse de l’homme du point de vue macroscopique. En d’autres termes si, d’un côté, l’analyse de la plus petite particule paraît apporter une réponse à des phénomènes qui agitent des systèmes infiniment plus vastes, de l’autre côté, c’est dans des interactions s’établissant entre de vastes systèmes que se trouve la clé de la compréhension.

La médecine chinoise

La médecine chinoise telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée plonge ses racines dans la plus haute antiquité chinoise. Les théories du yin et du yang, des cinq mouvements, de l’énergie qui permettent de comprendre le monde Ci son évolution apparaissent et se sont développées tout au long des deux millénaires avant l’ère chrétienne. La médecine chinoise est fondamentale- ment construite à partir de ces idées philosophiques et trouve en particulier dans le courant taoïste une de ses sources les plus profondes. Les taoïstes de l’antiquité prônaient certaines méthodes d’entretien du principe vital : recours à des principes diététiques, à des exercices respiratoires et gym- niques, à des techniques sexuelles. Ce faisant, ils visaient à atteindre l’immortalité et, plus prosaïquement, à retarder le vieillissement. Les taoïstes pensaient que tous les problèmes inhérents à la vie des hommes venaient de déformations, de blocages ou d’ajouts inutiles imposés par la culture. Leur vie, simple, était basée sur le rythme de la nature: alternance des périodes hivernale et estivale, imitation des mouvements des cinq animaux, vie libre et joyeuse, tous principes qui permettent de se fondre dans le grand tout. Les principales idées philosophiques de la médecine chinoise sont déjà là : tao, yin et yang, cinq mouvements.

De l’antiquité à la période actuelle, la médecine chinoise s’est développée et adaptée en suivant l’histoire humaine; cependant le but fondamental et initial est resté le même: pour bien vivre, l’homme ne doit pas dominer la nature mais par une subtile symbiose s’en rendre le complice. Ainsi le praticien de médecine chinoise que vous consultez aujourd’hui se renseignera sur vos habitudes quotidiennes (lieux de vie, alimentation, travail, sommeil, émotions, etc.) et au besoin vous conseillera sur un comportement plus conforme à certaines règles « naturelles ».

Bien sûr, le rôle de la médecine chinoise n’est pas limité aux conseils prodigués par le « bon thérapeute ». Comme toute médecine elle permet d’analyser les dysfonctionnements, les insuffisances et d’y remédier par un traitement approprié. Pour ce faire, le médecin dispose d’une panoplie d’outils : acupuncture, pharmacopée, massage, exercices physiques (qigong), interventions psychologiques, diététique. Ces techniques thérapeutiques sont mises en œuvre en fonction de différents paramètres et en particulier de la pathologie du malade.

Le praticien de médecine chinoise ne possède pas cet aspect étrange et ésotérique qu’on lui prête parfois: rigoureux dans ses méthodes d’investigation, il ne néglige pas la classification des affections et, en dernière analyse, dresse un bilan énergétique de son patient. Le syndrome, c’est-à-dire l’état du malade au moment précis de la consultation, lui permet d’établir son diagnostic. C’est à partir de ce dernier qu’il met en pratique l’une ou l’autre des techniques thérapeutiques de la médecine chinoise.

Il paraît intéressant de noter deux aspects spécifiques de la médecine traditionnelle chinoise : sa permanence et son universalité. En effet, des médecines ancestrales, c’est la seule qui continue à être massivement pratiquée de nos jours. Si, au cours des siècles, elle a pu subir des adaptations, des modifications et même des altérations, elle a toujours conservé un rap- port étroit avec ses origines. Ce rapport permet au praticien moderne de puiser en partie son savoir dans des textes écrits voici plus de 2000 ans. Il est également remarquable de relever que cette médecine se pratique partout dans le monde. Mis à part la médecine scientifique moderne, c’est le seul système médicinal complet qui se soit répandu de manière universelle.

La médecine chinoise et la médecine moderne

Ces deux approches de la médecine sont parfois tellement éloignées qu’elles paraissent inconciliables. En effet leurs bases philosophiques et théoriques, ainsi que leurs pratiques thérapeutiques, sont totalement différentes. Pourtant ces systèmes, tous deux, ont la prétention d’analyser le champ complet des maladies humaines et d’en proposer un traitement efficace.

En pratique clinique, on s’aperçoit bien souvent que l’utilisation conjointe de ces deux médecines donne des résultats très satisfaisants. En Chine c’est un usage assez répandu de poursuivre un traitement de médecine occidentale par des soins en médecine chinoise, voire de pratiquer les deux techniques simultanément. Toutefois l’expérience tend à rnontrer que chacune de ces deux approches de la maladie peut avoir des indications plus « personnalisées » dans le traitement de certaines affections, sans que cela soit exclusif.

En fait, le modèle de la médecine scientifique moderne montre des insuffisances que l’approche chinoise peut souvent combler (cf. les affections dégénératives, la prise en compte du milieu du malade, l’approche plus globale de la maladie, la prévention au sens large, etc.). Parallèlement, la pratique de la médecine chinoise à notre époque se conçoit difficilement si elle est totalement coupée d’une partie des connaissances médicales modernes (cf. certaines notions d’anatomie, de physiologie et de diagnostic, d’hygiène, etc.).

En conclusion, la médecine chinoise fondée sur la philosophie orienta- le insiste sur l’importance de la place de l’homme dans son environnement. La vie moderne, et la médecine qui en découle, nous éloigne de cette préoccupation et tend à nous persuader que nous avons rompu ce lien et réussi à dominer en grande partie les lois naturelles. La médecine chinoise, naturaliste au sens littéral, peut être considérée comme un outil permettant de rapprocher l’homme de la nature.

Extrait de la brochure « La médecine chinoise » de l’Union Française des Professionnels de Médecine Traditionnelle Chinoise

Les commentaires sont fermés.